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Les maraîchers du Grand Ouest noyés sous les pluies

Les conditions de travail des maraîchers sont éprouvantes. Ici dans un champ de poireaux, dont les prix de vente ne couvrent même pas les charges.

Les sols gorgés d’eau rendent les récoltes des légumes très difficiles pour les maraîchers. Il sera vraisemblablement impossible de planter tomates, échalotes, courgettes et pommes de terre selon le calendrier prévu.

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Sur la façade atlantique, même les serres sont inondées. Les sols sont tellement gorgés d’eau que, par capillarité, elle remonte jusque sous les tunnels bâchés. En janvier 2026, 120 à 178 mm de pluies sont tombés sur la Loire-Atlantique. Et le déluge s’est poursuivi en février.

Les premiers dégâts sont constatés chez les maraîchers, davantage dans les sols de marais de la presqu’île de Guérande, que dans ceux sableux du pourtour de Nantes. Les salades s’abîment en terre, les racines de fraisiers ou les plants de rhubarbe baignent dans l’eau. Les ouvriers travaillent davantage pour arracher ce qui est pourri que pour récolter ce qui aurait dû l’être.

Impossible de planter

Il sera vraisemblablement impossible de planter selon le calendrier prévu tomates, échalotes ou courgettes et les pommes de terre, qui auraient déjà dû être en terre, germent et doivent être jetées elles aussi. Ce qui peut encore être ramassé doit l’être à la main, les machines risquant de s’embourber dans les parcelles détrempées.

De la Loire-Atlantique à la Gironde, des cultures d’automne sont également inondées, ce qui fait craindre une difficile reprise de végétation et des chutes de rendements. Les éleveurs ne sont pas non plus épargnés. Les prairies en bordure de cours d’eau sont sous les eaux, les autres n’ont pas la portance nécessaire pour accueillir les animaux.

Tous les légumes en crise

En Bretagne nord et dans la Manche (Normandie), les maraîchers de plein champ et leurs équipes salariées travaillent eux aussi dans des conditions éprouvantes. Ces intempéries sont d’autant plus insupportables que, depuis novembre, les prix de vente des choux-fleurs et des poireaux ne couvrent pas les charges.

Un producteur de la région de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) relevait au lundi 16 février 2026, un prix de vente du poireau à 46 centimes par kg (moyen), et des choux-fleurs à 41 centimes la tête (gros et moyen). Tout comme les cours, le moral des producteurs est au plus bas.

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